Très chers lecteurs du Blog des Montres, pour la première fois depuis 2007, je ne peux vous faire profiter autant que je le voudrai des nouveautés horlogères présentées au salon de Bâle – Baselworld. Ma famille traverse un deuil: aujourd’hui, je dois me rendre aux obsèques d’un de mes oncles et y lire un poême d’Aragon, « Un jour vient que le temps ne passe plus ». J’espère que vous comprendrez ma peine et m’excuserez…

Un jour vient que le temps ne passe plus
Il se met au travers de notre gorge
On croirait avaler du plomb
Qu’est-ce que cela nous fait ce soufflet de forge
 
Un jour vient que le temps est arrêté
Comme un chien devant une perdrix rouge
Changé de corps un cœur déconcerté
Une main tremblante de ce qu’elle touche
 
Un jour vient ou c’est peut être une nuit
Que le temps se meurt d’une mort humaine
Et la vie alors se réduit au bruit
Dans le ciel d’avions qui se promènent
 
Un jour vient que rien n’est plus qu’un récit
Rien de fût rien n’est comme on le raconte
On construit de mots la chair du passé
Au poignet des gens ont gelé leurs montres
 

Aragon, « Les Adieux »

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