Par Martin Péneau dans les catégories Baselworld 2011 |Montres de plongée |Montres militaires |Montres suisses |Sport

Prometheus: vous connaissez? Si non, vous devez absolument découvrir l’article que j’avais écrit au sujet de la montre Ocean Diver Day/Date, l’une des plus belles montres de plongée de l’année 2010. Cette marque portugaise, dirigée par Carlos Carvalho vient de mettre sur le marché une autre collection de montres de plongée: les JellyFish Automatic Tritium Diver.

Sans tourner autour du pot, affichons de suite le tarif: 298€ et quelques centimes. Voici un placement qualité prix quasiment imbattable! On se situe effectivement dans la gamme de prix des Yema sous-marines ou des Vostok Europe K3 Submarine, mais avec une qualité supérieure.

La montre de plongée Prometheus JellyFish est ce qu’on appelle une toolwatch, ma montre à tout faire, idéale pour partir en randonnée, pour jardiner, voyager et plonger, sans craindre un seul instant pour l’intégrité de sa tocante. L’an passé, je m’interrogeait sur quelle montre j’emporterais en vacances; cette année, cette question ne se pose plus, je partirai en Chine avec ma JellyFish!

Il y a encore quelques années, les montres avec tritium étaient réservées aux forces spéciales. Cette substance offre en effet des propriétés luminescentes exceptionnelles, supérieures au Superluminova. Du coup, la lisibilité de la JellyFish, qui embarque 12 tubes de tritium T25 en guise d’index, 1 tube sur la lunette et trois sur chacune des aiguilles est parfaitement lisible dans la plus complète obscurité. J’ai pu comparer la luminescence de la JellyFish avec celle de la Artego: c’est sans commune mesure, la JellyFish est bien plus lumineuse. Les tubes de tritium T25/H3 utilisés par Prometheus sont conçus par MB Microtech et disposent d’une autonomie de 25 ans.

Le boîtier de 43mm de diamètre ainsi que les maillons vissés du bracelet sont fabriqués en acier inoxydable 316L. J’ai été étonné de la robustesse du dernier maillon (celui qui recouvre la barette à ressort qui relie le bracelet au cornes) qui est en acier plein, à la différence des premières Yema sous-marines ou de la Vostok K-3, bien plus fragiles.

La lunette tournante unidirectionnelle est crantée sur le côtée pour une préhension plus facile, même avec des gants. Elle dispose à 0 d’un tube de tritium. Sur ma version, cette lunette est bleue, mais dans les autres versions (cadran noir, blanc ou jaune), elle est noire. Bien entendu, c’est essentiel pour une montre de plongée, la couronne est vissée et assure une étanchéité à 300m.
Un détail important: la boucle déployante en acier est doté d’un système de rallonge qui permet de porter la montre par dessus une combinaison de plongée sans avoir à régler la taille du bracelet.

La montre Prometheus JellyFish est animée par un mouvement mécanique à remontage automatique, le calibre NE15A, qui n’est autre que l’excellent calibre Seiko 6R15. Ce mouvement fabriqué au Japon offre une réserve de marche de 50 heures et un dispositif stop seconde très pratique pour régler précisément l’heure. Très franchement, à mon avis, ce calibre est meilleur que le suisse ETA 2824-2.

Je n’ai pas encore ouvert le fond du boîtier, mais apparemment la masse oscillante est décorée de côtes de Genève.

Le cadran est très simple. L’accent a été mis sur la lisibilité. Le tour d’heure est parcouru de 12 tubes de tritium et seuls trois chiffres sont présents à 3, 6 et 9h. Le tube de tritium à 12h est de couleur orange et juste en dessous se trouve le logo de Prometheus. Un guichet de date est présent à 4h.

On pourrait toutefois reprocher la vacuité de l’espace inférieur du cadran: pourquoi ne pas avoir inscrit par exemple la mention « Japan Movement – 300m waterproof »?

Quoiqu’il en soit, cette montre est d’un excellent rapport qualité prix, quasiment imbattable. C’est donc très encourageant pour la jeune marque Prometheus, un an après la Ocean Diver Day/Date. Au fait, j’ai monté la montre sur un bracelet Nato gris 22mm: le résultat est très agréable. Il confère à cettemontre une allure très martiale!

Porté, testé et approuvé par leblogdesmontres.fr


Mouvement: mécanique à remontage automatique, calibre Seiko NE15A (Seiko 6R15), made in Japan
Boitier: en acier 316L inoxydable, 43mm de diamètre, fond vissé,couronne vissée, étanche à 300m, verre saphir avec traitement anti-reflets, lunette tournante unidirectionnelle crantée avec 90 graduations de couleur noire ou bleue, tube de tritium T25 sur la lunette à 0.
Cadran: blanc, noir, bleu ou jaune, index: 12 tubes luminescents en tritium T25 (le tube à 12h est en couleur orange), aiguilles avec 3 tubes de tritium t25.
Bracelet: en acier 316Linoxydable, maillons vissés, boucle déployante avec système d’extension pour combinaisons de plongée.
Pour se procurer la montre de plongée JellyFish, je vous invite à vous rendre sur le site officiel de la marque Prometheus: www.prometheuswatch.com
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7 commentaires
Martin Péneau
avril 14th, 2011 at 12:12
1Dans l’ordre de gauche à droite et de haut en bas:
Oris big crown pointer date
Marvin vintage
Techné sparrow hawk
Sturmanskie Hydrofoil
Lip type A by Prisca Briquet
Ulysse Nardin vintage
Vostok Europe k-3 submarine
Prometheus Jellyfish
Prometheus Ocean Day/date
Artego
Tiduster
avril 14th, 2011 at 23:57
2Jolie collection,
Comment fais-tu pour garder en vie autant d’automatique ?
Martin Péneau
avril 15th, 2011 at 13:41
3En leur donnant beaucoup d’amour!
Trêve de plaisanterie, qu’entends tu par garder en vie? pour les préserver du temps qui passe, de l’usure, ou pour qu’elle garde leur réserve de marche?
Si c’est la première solution, j’ai en partie déjà donné la réponse: en prenant soin d’elles et en les conservant dans un écrin bien jalousement.
Si c’est la 2ème, sauf à dépenser des sommes astronomiques dans un écrin rotatif, je préfère les laisser s’arrêter et prendre plaisir à remonter l’heureuse élue qui accompagnera mon poignet dans la journée.
Martin Péneau
avril 15th, 2011 at 13:48
4En toute franchise, mes deux montres préférées sont ma petite oris (ma première vraie montre, que je me suis achetée tout seul l’année de mes 20 ans) et la Prometheus Ocean. Bon, pour ne pas rendre jalouses les autres, je dois avouer qu’elles ont chacune une place dans mon cœur. :)
J’ai eu l’occasion de porter pendant une dizaine de jours la Type XXI de Dodane. Je regrette de ne pas avoir les moyens de me l’offrir. Elle était splendide!
Pour les 25 ans de ma compagne, nous nous sommes cotisés avec sa famille pour lui offrir la petite Stowa Antea KS avec calibre Peseux 7001.
En fait, dans notre couple, des 13 tocantes que nous possédons (mademoiselle a une petite lip à quartz, une enicar vintage et une kelton auto pédagogique) la personne qui aura la plus jolie montre, ce ne sera pas moi. Il y a de quoi être affreusement jaloux
FLORIAN
avril 15th, 2011 at 18:31
5Félicitations MARTIN beau petit cheptel.
A cause de toi (ou plutot grace) j’ai cédé à la Techné sparrow et maintenant je me demande si cela ne sera pas pareil avec cette Prometheus.C’est malin!!
Martin Péneau
avril 16th, 2011 at 16:34
6@Florian: pour les montres Prometheus, même si j’ai une préférence pour la Ocean Day/Date, je trouve que la Jellyfish présente un grand intérêt pour celui qui cherche une montre pour tous les jours, pour porter autant au travail que le dimanche dans son jardin, ou en voyage…
Ce n’est donc pas moi qui vais de décourager de l’acheter, au contraire. Tu ne regretteras pas ton choix, je t’assure.
Magnet
avril 22nd, 2011 at 21:59
7Bonjour, je porte cette montre depuis quelques jours, on peut le dire, grâce à votre article. Je cherchais une toolwatch que je n’aurais pas peur de massacrer, le genre de montre pour laquelle on ne se pose pas la question de l’enlever avant d’entreprendre une activité un peu sensible.
Pour 300€ le but est largement atteint : acier inoxydable, verre saphir, étanchéité 300m et le petit plus avec le tritium. Je ne parle pas du mouvement qui me semble anecdotique pour le prix, un classique japonais, bas de gamme mais connu et reconnu.
Quelques critiques cependant en ce qui concerne la finition qui, il faut le dire, affreuse ! Chez Prometheus on fait de l’assemblage à coup de marteau, pas de l’horlogerie !
Tout d’abord la couronne de plongée est un simple anneau de métal mal collé et légèrement déformé, bon, j’ai réussi à aplanir un maximum et le défaut ne se voit presque plus.
Le bracelet est léger… il ne faudrait pas moins de métal sinon il plierait tout seul ! Donc j’ai évidemment échangé pour un NATO.
La couronne de remontage (je m’aperçois que je ne sais pas le nom exact) c’est le pire, pour sûr elle est vissée, tellement vissée que pour la défaire et mettre la montre à l’heure il faut une force incroyable au bout des doigts. J’ai eu beau la dévisser et la revisser une dizaine de fois elle coince encore.
Malgré ces défauts qui seraient rédhibitoires voire honteux pour une montre plus chère, je suis extrêmement satisfait de cet achat, cette montre je n’ai pas peur de la casser, je n’aurais pas besoin de me demander si c’est plus prudent de l’enlever avant de faire quelque chose d’un peu costaud.
Pour le prix la prestation est plus qu’honnête et je dis bravo à Prometheus.
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