Par Martin Péneau dans les catégories Baselworld |Baselworld 2010 |Montres suisses |SALONS
Voici qui devrait mettre en colère Joseph Flores, auteur d’une magnifique enquête historique qui établit scientifiquement que c’est Hubert Sarton et non Abraham-Louis Perrelet qui créa pour la première fois un mouvement à remontage automatique.

Que Perrelet se soit fourvoyé dans une légende pendant tout ce temps n’est pas en soit malhonnête, des historiens ayant largement diffusé cette fausse information dans leurs ouvrages. Mais que Perrelet ignore aujourd’hui les travaux de Flores est inacceptable, et grave dans l’acier “Perrelet, inventeur de la montre automatique” et place cette maxime sous son logo est une publicité mensongère!
L’objet du scandale et de mon émoi? La présentation à la presse de la First Class: une montre automatique d’entrée de gamme (trois aiguilles et date) donc à grande production, dont le fond en acier est gravé des termes “Perrelet, inventeur de la montre automatique“, une contre-vérité historique ou pis, un véritable mensonge, une preuve de malhonnêteté de la marque Perrelet.

C’est vraiment dommage de tomber dans un tel travers, surtout que Perrelet crée généralement des montres plutôt belles, parfois sobres comme cette First Class, parfois sophisiquées comme la Double Rotor ou la Turbine.
La First Class possède un boîtier en acier de 42,5mm de diamètre avec cannelures latérales, et un cadran noir, anthracite ou blanc avec index rhodiés ou chiffres arabes. Le fond saphir est remplacé par un fond plein gravé du “fameux mensonge” et cache un calibre ETA 2892 pourtant décoré.

La First Class est sensée s’adresser à la fois aux connaisseurs de belle horlogerie et aux jeunes initiés, si j’étais optimiste et dépourvu de tout cynisme, j’ose espérer que ceux-ci ne se laisseront pas avoir par la politique marketing de Perrelet. Je pense pourtant que bon nombre n’en ont absolument rien à faire, pour ne pas dire autre chose et excusez moi pour cette vulgarité. J’espère que mes collègues de Montres-de-luxe.com, de Lacotedesmontres.com, de Businessmontres.com et des forums spécialisés relaieront ce message…
Tags:Perrelet
35 commentaires
Andréas Guyot
June 1st, 2010 at 12:39
1Merci Martin de remettre les choses en place, mais un mensonge devant des millions de gens devient une vérité…! mais nous nous le saurons.
Andréas Guyot
June 1st, 2010 at 12:43
2Pour le mouvement c’est un 2824-2.
Le mien sur ma Seastar 1000, ne perd qu’une seconde toutes les 24h au 1er top des informations de France-Inter, même pas modifié il reste très fiable.
Martin Péneau
June 1st, 2010 at 14:44
3En fait, le calibre P-261 correspond à un ETA 2892
Peut-on avoir raison seul?La raison est-elle un construit social, établi par une majorité ou un groupe dominant? Où se situe la limite entre le vrai et le faux?
A quelques jours de l’épreuve de Philo du Bac, voilà donc de quoi réfléchir sainement.
flores
June 1st, 2010 at 17:13
4Grand merci à Martin pour une telle publication qui expose la vérité toute nue.
Maintenant je lui répond sur ce qu’il a écrit ci-dessus, à savoir en 2 mots :
qu’est-ce que la vérité.
Mon avis se résume assez facilement, car il est vrai que dans bien des domaines la vérité est particulièrement difficile à établir, voire impossible.
Maintenant, heureusement qu’il y a des exception,s et dans cette affaire historique de l’origine de la montre automatique à rotor, il ne peut y avoir aucun doute puisque la vérité se résume à une seule chose : les documents
Ceux concernant le travail de Sarton sont parfaitement connus et incontournables, contre eux, seule la mauvaise foi agit.
Ceux sur une autre hypothèse, quelle qu’elle soit, sont inexistants dans nos connaissances actuelles.
A+
joseph
Perrelet
June 1st, 2010 at 18:51
5Réponse du service Presse et marketing de Perrelet:
Andréas Guyot
June 1st, 2010 at 20:26
6Je ne sais pas son prix, mais il faut reconnaître que la montre avec le fond blanc est très sobre.
Le bracelet a une belle texture, juste peut-être un doute sur celui des aiguilles du même ton que le fond,
J’ai cela sur une montre, et ce n’est pas facile à lire le soir dans une salle de spectacle.
Qui peut m’expliquer pour le 2892, est-ce le pourquoi du dateur à 6h au lieu de 3h.?
merci.
Martin Péneau
June 2nd, 2010 at 8:54
7Businessmontres.com en parle:
••• UN ÉTONNANT BRÛLOT ANTI-PERRELET ET PRO-SARTON
Business Montres, qui a toujours émis des doutes (légitimes) sur Perrelet comme « unique inventeur » du mouvement automatique, se réjouit de voir d’autres sites horlogers se poser des questions, même si c’est avec une fougue militante légèrement exubérante dont l’horlogerie a perdu le goût : Le Blog des Montres part ainsi en guerre contre le « mensonge », la « contre-vérité historique » et la « publicité mensongère » dont la marque Perrelet se rendrait coupable en gravant sur ses rotors « Inventeur de la montre automatique » !
• Aussi sympathique que soit notre ami Joseph Flores, et il sait même être très convaincant, Business Montres a toujours pris soin de clairement distinguer la querelle historique (Sarton ou Perrelet comme pionnier ?) du marketing de la marque : à quoi bon en vouloir à Perrelet de reprendre – à titre promotionnel – ce que les perroquets de l’histoire répètent en boucle depuis un demi-siècle sans vérifier leurs sources ? Une querelle d’érudits n’est pas un ring de boxe entre communicants : si on commence à mélanger en les comparant la réalité des faits et le mirage publicitaire, on va devoir jeter à la poubelle la quasi-totalité des campagnes contemporaines ! Qui jetterait la première pierre à Louis Vuitton, qui vient de voir interdire au Royaume-Uni deux de ses publicités parce qu’elles présentaient comme « artisanales et faites à la main » des maroquineries de série ? A ce compte-là, on devrait interdire toutes les campagnes horlogères…
A lire ici: http://businessmontres.com/breve_1665.htm
flores
June 2nd, 2010 at 9:15
8La réponse du service de presse de la Maison Perrelet me convient parfaitement et me touche. J’ai souvent écrit que cette Maison était la principale victime des diffusions historiques, non seulement faites par des historiens depuis 1952, date à laquelle Chapuis a attribué le dispositif à rotor à Perrelet, mais également par des organismes « sérieux ».
La Maison Perrelet, comme toutes les diffusions faites depuis, s’appuie sur Chapuis, (malheureusement disparu depuis…) et sur ces organismes, rien de plus normal.
Néanmoins je crains ne pas bien comprendre qui sont les historiens qui devraient démentir leurs versions ?
Je pense qu’il est question de ceux qui ont maintenu la version Chapuis depuis 1993, année de la diffusion du contenu du rapport de l’académie et de l’attribution que j’ai faite à Sarton de ce dispositif. Le service de presse Perrelet sait -je pense – parfaitement que depuis cette date je souhaite un débat qui aurait permit à ces historiens de présenter les éléments historiques qui me donneraient tort… En fait il aura fallu attendre 2010 pour qu’il s’en ouvre un au GTE de Genève sous l’initiative de Monsieur Pons, (http://www.businessmontres.com) mais là encore, les historiens qui avaient été conviés, ne se sont pas présentés.
Bref il faut encore attendre que « ces historiens » : soit démentent la version Chapuis, soit la confirment par des documents que malheureusement personne n’aurait encore vu…nous aurions alors une sorte d’histoire à l’envers, les documents apparaissant plus de 60 ans après avoir écrit l’histoire…une première
Je profite de ce contact avec la Maison Perrelet pour dire publiquement (ce que je lui ai déjà écrit) à savoir que je regrette profondément cette « affaire », qui n’aurait jamais du avoir lieu, si le débat c’était ouvert dès 1993 et que chacun ai publié alors ses arguments…
Salutations
------------------red
June 2nd, 2010 at 9:53
9il serait bon que le pseudonyme ou nom de chaque intervenant
ne soit pas caché par la case de numérotation de chaque
commentaire, dans un souci de clarté des débats.
Martin Péneau
June 2nd, 2010 at 11:22
10ça doit venir de votre navigateur. Il n’y a aucun problème avec Firefox, ni avec Internet Explorer…
flores
June 2nd, 2010 at 11:35
11effectivement je confirme pour ma part j’ai les noms à coté du numéro
bonne journée
joseph flores
Martin Péneau
June 2nd, 2010 at 11:59
12Joseph,
D’accord, Perrelet est trompé par certains travaux historiques et on ne peut pas lui en vouloir pour ça. En revanche, à partir du moment où il y a un doute, le service marketing devrait applique run principe de précaution et communiquer avec retenue. D’autant plus que dans le cas Perrelet, il n’est plus seulement question de doute, mais de contradiction prouvée…
flores
June 2nd, 2010 at 14:29
13Bien sur Martin et je ne décharge pas totalement la Maison Perrelet dans sa responsabilité de diffusion historique erronée, mais je crois que les principaux responsables se trouvent ailleurs en particulier dans un élément comme le dictionnaire de Berner, diffusé maintenant en ligne et en 4 langues…
cherchez qui le diffuse
Voyez même un site comme wikipédia qui, sans savoir d’où les choses viennent, diffusent tout est son contraire…
Et tant d’autres, simplement dans des ouvrages, tel un des plus récent,” les montres à complications”, paru fin 2009, dont l’auteur n’a aucune connaissance de l’histoire (il le dit…) et qui ne fait donc que de la reprise
sous cet angle, l’histoire n’avancera jamais, et la terre serait encore considérée comme plate
etc.etc.
Florent
June 2nd, 2010 at 22:26
14Perrelet n’ignore plus la controverse, et doit suivre les travaux de Joseph depuis longtemps.
Perrelet sait qu’il y a une (des) communautés virtuelle(s) de passionnés d’horlogerie, qui n’y vont pas de main morte lorsqu’il s’agit de dénoncer une arnaque.
MAIS Perrelet décide de sortir cette montre, faisant un bras d’honneur aux braves gens cités ci-dessus, et sachant parfaitement que ça va râler… Pourquoi la sortir quand même?
Parce que 90% de sa clientèle ne connait ni Perrelet (l’homme), ni Sarton, ni Joseph, ni Martin, ni les autres agités des forums horlogers, mais se fait bourrer le mou par le marketing sans chercher plus loin!
Et quand bien même, imaginons que cette histoire commence à dépasser cette curieuse bande de passionnés, ça ne fera que faire connaitre la marque à de potentiels futurs clients qui s’ignorent (le principe de “parlez de moi. En bien, en mal, mais parlez de moi”). De la pub à peu de frais. Cool!
Et hop ! Bienvenue dans le cynisme économique !
Florent
June 2nd, 2010 at 22:42
15Juste un autre truc sur la conclusion de G.Pons (je le met là, car Martin tu le cites, et de toute façon, le site de G.Pons ne permet pas les commentaires). Donc G.Pons nous dit “A ce compte-là, on devrait interdire toutes les campagnes horlogères…”…
Ouais OK, sauf que là, une telle gravure sur le produit lui-même va au-delà d’une simple campagne horlogère !!!
Imagine-t-on par exemple que le “first and only watch worn on the moon” soit complètement faux ? (oui je sais, il y a quelques contre-exemples…mais… très officieux).
On a connu Gregory Pons plus mordant… Etrange de sa part d’être si prompt à excuser Perrelet.
Martin Péneau
June 3rd, 2010 at 8:55
16@Florent:
Et oui, c’est vrai: étonnamment, Grégory Pons parait bien conciliant avec Perrelet, lui qui est d’habitude si prompt à critiquer certaines orientations marketing et le manque d’engagement éditorial des médias concurrents de Businessmontres. C’est à n’y plus rien comprendre…
Martin Péneau
June 3rd, 2010 at 10:26
17J’ai du modifier l’article…
Ze White Rabbit
June 3rd, 2010 at 16:32
18Effectivement on en vient à douter de la bonne foi de Perrelet SA, à force de les voir continuer à utiliser la marque déposée “Inventeur de la montre automatique” qui s’appuille sur une “vérité” historique devenue très bancale.
flores
June 4th, 2010 at 8:19
19j’ajoute un mot pour dire mon étonnement devant le fait que l’histoire semble représenter peu de chose et qu’on entend souvent des phrases comme celle ci : “tout le monde s’en f…, ça n’intéresse personne, que ce soit l’un ou l’autre qui ait inventé la montre automatique”
Et à contrario, constater à quel point toute l’industrie (non seulement cette Maison) utilise cette histoire au point de l’enjoliver, voire de la fausser
Les montres faites par la Maison en question seraient-elles moins bonnes et moins commerciales, si elle ne s’appuyait pas sur un passé bien flou.
Je suis convaincu que non
La preuve c’est que toute l’horlogerie utilise l’échappement à ancre “inventé” par l’anglais Mudge en 1759, voire le spiral “inventé” par Hughens en 1675, etc. Si cette industrie (mais encouragé par certains “historiens” de renom…) reconnaissait que c’est bien Hubert Sarton à l’origine du dispositif à rotor
Martin Péneau
June 4th, 2010 at 8:55
20En effet Joseph, cette situation nous interroge sur la place de l’histoire dans l’industrie et par extension dans notre société.
Grand amateur d’histoire, je ne peux que déplorer la place que lui donne l’industrie général et pas seulement horlogère.
Et pourtant, que serait Lip sans penser à l’autogestion, que serait Dodane, si l’on ne l’associait pas à à l’aviation française? Stowa et les armées allemandes et françaises? L’histoire est un patrimoine indéniable, qu’on s’en serve comme discipline intellectuelle ou plus prosaïquement comme outil de communication. Car l’histoire est bien un outil de communication, qui se meut au gré des découvertes et redécouvertes, à force de recherches.
Que resterait-il à Perrelet si elle abandonnait son combat chimérique contre l’Histoire? A-L n’a pas inventé la montre automatique, mais il en a été l’un des pionniers.
“pionnier de la montre automatique” est un slogan évocateur qui devrait être repris par Perrelet. Faire une concession n’est pas un aveu de faiblesse d’erreur, mais au contraire, parfois, un signe d’intelligence.
flores
June 4th, 2010 at 9:19
21Bonjour Martin,
Oui je comprend cette position mais n’y a t-il pas une différence entre une histoire “proche” celle qui est encore dans les esprits et une histoire lointaine, celle dont seuls des documents nous rappellent qu’elle a existé
que sera l’Histoire Lip dans 2 siècles ?
Quant à Perrelet et le slogan “pionnier de la montre automatique”, il aurait pu tenir il y a 15 ans environ, mais l’opposition que j’ai rencontrée (et que je rencontre encore) m’a obligé à faire des recherches sur qui était ce Perrelet, (en qui je croyais aussi) et je crains bien pour ceux qui le place dans l’histoire que ce n’est qu’une légende…l’histoire d’un Perrelet repose sur plusieurs Perrelet, voire Perlet.
flores
June 4th, 2010 at 11:44
22Un ami inconnu en rajoute une petite couche
http://www.zewhiterabbit.com/2010/06/04/le-chateau-de-cartes-de-perrelet-sa/
Martin Péneau
June 4th, 2010 at 14:46
23Et oui, c’est article a également été posté sur chronomania:
http://forum.chronomania.net/mix_entry.php?id=112946
flores
June 8th, 2010 at 9:18
24Pour poursuivre sur le même sujet et récapituler, vous cliquez ici
http://www.businessmontres.com/breve_1679.htm
Ensuite vous voyez le point 9 et vous cliquez que le lien qui s’y trouve
FAMELART
June 8th, 2010 at 10:36
25Bonjour Tout le monde, bonjour Joseph
Juste deux questions qui résumeraient le tout ( si cela est possible de répondre?)
En définitive que penser de l ‘ utilisation de cette invention par Perrelet?
après mainte et mainte recherches, à quelle conclusion arrivez-vous?
Michel F Reims.
Martin Péneau
June 8th, 2010 at 12:37
26Je ne comprends pas bien ta question Michel…
flores
June 8th, 2010 at 12:56
27Bonjour Michel et merci pour les questions, il est toujours possible de répondre, le tout est de savoir si la réponse a du poids.
L’utilisation de cette invention par la Maison Perrelet n’est pas surprenante à mes yeux, puisque ce sont les historiens qui ont fait cette attribution, en premier A Chapuis accompagné d’E. Jaquet cela en 1952. La Maison Perrelet ne s’est appuyée que sur eux, mais également sur tous ceux qui ont depuis repris Chapuis et Jaquet, cela fait plus de 50 ans. Son tort néanmoins est d’avoir fait comme les autres : ne pas rechercher les sources.
La question à 1000 euros, mais à laquelle personne ne peut répondre, Chapuis et Jaquet étant morts, serait de savoir le but qu’ils avaient ?
Bien évidemment, il est en partie possible de se faire une idée en analysant profondément leurs ouvrages sur le sujet, (ainsi que des courriers privés datés entre 1949 et 1952), mais ça ne suffit de toutes façons pas, tant que des diffusions malheureusement fallacieuses se poursuivront, car la très grosse majorité de ceux intéressés par l’horlogerie, ne cherche pas, et croit sans se poser de question l’ histoire étant pour eux secondaire.
Pour la seconde question, bien que la réponse à la première soit largement incomplète, c’est une sensation d’agir un peu dans le vide, mais néanmoins je demeure 100% motivé (non sans oublier tous ceux qui me soutiennent, que je remercie ici) et de constater que pour ce qui semble être un fait insignifiant, donc à priori sans aucune conséquence, certains s’accrochent à ce qu’ils ne peuvent prouver, et l’histoire ne peut reposer que sur des documents authentifiés..
Il me reste à dire pour terminer que le grand livre de cette histoire ne sera jamais clos, on pourra ajouter des pages et des pages et certainement que rien ne sera jamais totalement acquis
L’histoire s’écrit chaque jour avec ce qui est connu à l’instant
Joseph
Martin Péneau
June 8th, 2010 at 14:00
28J’aime beaucoup votre dernière phrase… C’est de vous?
flores
June 8th, 2010 at 14:26
29Martin ça me semble drôle de me demander si c’est de moi..et ça aussi :
Par passion, par conviction, nous écrivons,
l’histoire en conservera, ce que bon lui semblera
Martin Péneau
June 8th, 2010 at 16:04
30Après une recherche sur google, ces deux phrases sont bien de vous. J’aurai parié que c’était des citations d’auteur! Enfin c’est sans compter que vous êtes un auteur!
Je les trouve vraiment empruntes de sens. Moi qui suit un passionné d’histoire, elles résument toutes les difficultés de l’histoire comme discipline scientifique.
FAMELART
June 8th, 2010 at 20:43
31Bonsoir tout le monde
Merci beaucoup Joseph d ‘ avoir répondu à mes 2 questions, cela nous éclaire davantage sur cette page d ‘ histoire.
C ‘ est vrai que ces dernières phrases sont empreinte de bon sens, dans justement tout les sens du terme ” excusez ce pléonasme volontaire ” pour démontrer la force des mots parfois, lorsqu ‘ils sont si bien employés dans les textes de Joseph.
Amicalement
Martin Péneau
June 10th, 2010 at 11:47
32Voici un lien vers la contribution de Joseph Flores dans le bulletin de la SSC (société suisse de chronométrie) de mai 2010:
http://www.ssc.ch/d2wfiles/document/2098/5076/0/B63_le%20dispositif%20automatique.pdf
flores
June 10th, 2010 at 14:06
33Merci Martin et merci à tous,
il est vrai que c’est au travers de relais de ce genre, de plus en plus nombreux, que la vérité historique s’imposera.
C’est également un contre poids indispensable à des diffusions comme celle-ci
parue dans La Tribune de Genève, sous la plume de M Tortella, et suivant toujours la même technique : toujours dire sans jamais montrer !
http://www.ancienne-horlogerie.com/envoi/tortella.pdf
Martin Péneau
June 10th, 2010 at 15:35
34Si ce document du 11 juin 1777 existe vraiment, pourquoi cet historien ne le diffuse-t-il pas? Attend-il de sortir son livre pour le révéler? Ou est-ce de l’intox?
flores
June 10th, 2010 at 16:41
35Excusez-moi mais je vais refaire un peu d’histoire :
Il existe bien un document daté du 11 juin 1777, c’est d’ailleurs sur lui que Chapuis et Jaquet se sont appuyés pour attribuer la montre automatique à rotor à Abraham Louis Perrelet
Vous pouvez voir ce document ici
http://www.ancienne-horlogerie.com/envoi/11juin1777.jpg
Et vous pouvez constater qu’il ne peut permettre de dire ni de quoi, ni de qui, il s’agissait précisément.
Maintenant, pour aller encore plus loin, il faut bien savoir que Sarton n’a jamais prétendu être le premier à avoir fait des montres qui « se remontent par le mouvement de celui qui les portes » (définitions d’époque) et pour vous le confirmer voici un tableau chronologique des documents que j’ai répertoriés, jusqu’en 2009
http://www.ancienne-horlogerie.com/envoi/chronologie_janvier2009.jpg
que notre ami Tortella nous parle d’un autre document que je ne connais pas est possible, mais alors, s’il s’agissait d’un document qui décrirait le dispositif automatique à rotor connu, ce serait un fait totalement inédit dans l’histoire de l’horlogerie, à savoir que l’histoire aurait été faite à l’envers, c’est-à-dire que tous ceux qui ont attribué le dispositif à rotor avant de connaitre le document qui le décrirait, auraient été des visionnaires, des devins…
Attendons la suite, cette histoire n’est sans doute pas terminée
RSS feed for comments on this post
Laisser un commentaire
la newsletter des
nouveautés horlogères
Catégories
Galeries des montres
Les marques horlogères
Les derniers commentaires
Les derniers articles
Archives
Blogoliste
Nos sites
Menu
Le Blog des Montres est édité par Warm Up interactive | A propos du Blog des Montres | Nous contacter