m’a fait parvenir un exemplaire de sa montre Automythic pour que je puisse vous en faire une revue. Avant d’entre dans les détails je tiens sincèrement à féliciter la marque gersoise et à la designer Prisca Briquet pour cet hommage au style des années 1970.

Je craignais tout d’abord l’aspect massif du boîtier et du bracelet en acier. Pourtant, l’ergonomie est tout à fait acceptable. Les dimensions 35x35mm sont convenables, ni trop petites, ni trop grandes, d’autant que la position de la couronne est intégrée à 12h et non pas à 3h n’augmente pas la largeur du modèle.

Cette montre est animée par un mouvement mécanique à remontage automatique japonais, le calibre Miyota 6T51, de dimensions réduites (8 lignes 3/4), visible à travers le fond saphir.

Le bracelet est parfaitement intégré au boîtier modulaire. Sur les versions avec bracelet en cuir, celui ci est « bloqué » entre la partie haute et le fond du boîtier, comme sur les montres Omega Dynamic des années 1970.

La particularité de la montre Automythic Type A réside dans son type d’affichage, de type radar.Les aiguilles sont remplacées par trois disques: secondes à l’intérieur, minutes au milieu et heures à l’extérieur. L’heure si lit à 12h, au niveau du trait rouge peint sur la face intérieur du verre saphir. Il ne faut pas vous mentir, la lecture de l’heure sur cette montre nécessite un certain temps d’adaptation et je regrette que les chiffres (au moins ceux des heures) n’aient pas reçu de traitement luminescent qui aurait permis une certaine lisibilité dans l’obscurité.

Toutefois, mis à part ces détails qui, j’en suis sûr, seront améliorés lors de prochaines éditions, il faut avouer que Lip a atteint là un niveau qui devrait rendre jalouses les autres marques françaises (Yema & Yonger & Bresson). D’autant que le prix (environ 380€) est tout à fait acceptable puisqu’il s’inscrit dans l’entrée de gamme des montres mécaniques.

La Lipe Automythic Type A est donc un modèle prometteur pour Lip, qui pourrait peut être signer le retour de la marque gersoise sur le devant de la scène horlogère française. Lorsque j’ai pris contact avec les dirigeants de Lip, ceux-ci m’ont annoncé que ce modèle serait suivi d’autres nouveautés mécaniques, notamment la réédition de la la Lip De Baschmakoff et quelques autres modèles anciens. On peut donc se permettre de rêver sur la sortie de nouvells Dauphine, Nautic ou Nautic Ski, bref, les montres qui ont fait l’heure de gloire de Lip à la belle époque de l’horlogerie bisontine…

Pour prendre cette montre en photo, j’ai pris comme support le livre « Clockwork Orange » d’Anthony Burgess (édition Penguin Modern Classic), le roman qui a inspiré le film de Stanley Kubrick.

Un grand merci à la direction de Lip qui a accepté de m’envoyer cette montre.

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