Par Martin Péneau dans les catégories Exception |Genève 2009 |Hi-Tech |Montres suisses |SALONS |Tourbillons
On en sait désormais un peu plus sur le fonctionnement de la C1 Quantum Gravity de Concord. Il y a quelque temps, nous avions découvert qu’il s’agissait d’un tourbillon axial aérien, relié au reste du mouvement par un système de câble. Ce principe novateur est le fruit de la collaboration entre le C Lab Series, le bureau d’étude R&D de Concord et de BNB Concept bien sûr, omniprésent lorsqu’il s’agit de concept-watch!


A l’instar de la C1 Gravity, l’évènement Concord de l’année 2008, le tourbillon est exilé sur le côté du mouvement. La comparaison s’arrête là, puisque le tourbillon de la Quantum est réalisé de manière beaucoup plus complexe. D’abord, il s’agit d’un tourbillon bi-axial. Ensuite, il est relié au reste du mouvement par des câbles tendus de 2/10è de mm d’épaisseur, accentuant l’impression de structure autonome. La fragilité d’un tel système est toutefois compensé par un mécanisme de suspension qui repose sur un système élastomérique autotenseur.

Avec un diamètre atteignant 57,5mm et 48,5 mm de cornes à cornes et une épaisseur de 22 mm, cette concept-watch doit être considéré davantage comme un exercice de style que comme un objet usuel et donc portable. Le boîtier en titane supporte 5 glaces saphir pour permettre d’observer le calibre sous tous les angles. Le tourbillon n’est pas le seul à avoir adopté un axe vertical: l‘affichage des secondes se manifeste par rouleau en aluminum, à 4h.

La couronne est elle aussi novatrice. Sur pression du bouton-poussoir, une clé s’éjecte et permet la mise à l’heure et le remontage du mouvement. L’équilibre de l’ensemble est de plus assuré par le système de remontage à 2h.
Du cadran de la C1 Quantum Gravity se dégage une impressionnante de vide, du fait de la déstructuration du calibre. Pour preuve, les aiguilles évoluant à 6,5mm de hauteur du cadran semblent littéralement léviter.

Toujours du fait de cette volonté de donner du volume au mécanisme, la réserve de marche se matérialise par une colonne de verre mobile, située entre 12h et 13h. Du liquide à nanoparticules vert phosphorescent vient combler le tube et fonctionne exactement comme jauge d’énergie montant et descendant de sa base pour signaler la charge du mouvement.
J’aimerai en savoir encore davantage sur le procédé chimique (car il s’agit bien de chimie, plus que de mécanique) et le fonctionnement de cette réserve de marche liquide. A mon avis, il s’agit de la caractéristique la plus révolutionnaire de la C1 Quantum Gravity, même si du reste, il ne s’agit que d’une clepsydre.
La C1 Quantum Gravity est elle dans son ensemble révolutionnaire? Je dirai plutôt qu’elle est innovante à bien des égards. J’ose croire que la révolution, qui surpasserait toutes les inventions horlogères des derniers siècles, sera biologique. Ne me demandez pas de quoi il pourrait s’agir, je ne suis pas ingénieur. Tout ce que je peux dire, c’est qu’avec cette réserve de marche liquide, Concord et BNB sont sur la voie…

3 commentaires
Martin Péneau
March 23rd, 2009 at 22:24
1J’ai parlé de mon idée de “révolution horlogère biologique” à Vincent Perriard, CEO de Concord. Il l’a jugée, je le cite: ” pas farfelue du tout”.
Qu’est-ce que ça signifie? Y ont-ils déjà pensé? Si oui, ont-ils déjà mené des recherches à ce sujet? Je me renseigne et vous donne la réponse très bientôt.
Francois
March 25th, 2009 at 11:40
2On imagine mal le nombre d’heures de travail pour assembler une montre comme celle-ci…Cela dit es ce bien la réserve de marche qui est liquide ou bien seulement la jauge de la réserve de marche?
Martin Péneau
March 25th, 2009 at 12:06
3J’attends des précisions sur ce point. J’ai contacté le responsable de la production de la quantum, il me répondra après Bâle.
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