… Puis vînt

Les premiers pas de James Bond au grand écran ont été accompagnés de la mythique Submariner. Avec la démocratisation du quartz dans les années 1970, l’Agent 007 s’est senti obligé de délaisser pour des montres japonaises: d’abord , puis . Ce choix coïncide avec le départ de Sean Connery et l’arrivée successive de Lazenby et de Roger Moore.

«Vivre et laisser mourir»: James Bond hésite entre et

James Bond n’abandonne pas tout d’un coup . Dans “Vivre et laisser mourir”, il semble encore hésiter entre la conservation de sa et une nouvelle . Pourtant, dès le début du film, l’accent est mis sur les innovations du quartz. La à quartz à affichage par diodes rouges, réveille 007. Toutefois, très vite, James Bond récupère sa fidèle Submariner , sans date, mais avec protection de couronne, un cadran muni de gros index blancs en tritium très phosphorescents. Pour la première fois, la Submariner est accompagnée de gadgets: émission d’un champ magnétique surpuissant et lunette tournante se transformant en scie rotative, très utile pour se délivrer de situations délicates. Dans cet opus, le “méchant de service”, Kananga, dira même à 007 : “Vous avez une très belle montre Mr Bond !”

«L’homme au pistolet d’or»: en sursis!

A Hong Kong, Bond porte encore la même , mais il s’agit ici du dernier soubre-saut de la Submariner, les films suivants faisant la part belle à .

: «L’espion qui m’aimait»

Dans L’espion qui m’aimait, débarque en force avec une montre à cristaux liquides. James Bond abandonne donc pour lune montre dotée d’une fonction téléx. Bref, James Bond est un témoin privilégié de la décadence de l’horlogerie Suisse…

«Moonraker»: fait un tour dans l’espace

Dans Moonraker, Bond porte une “Memory Bank Calendar” munie d’un détonateur ! Alors qu’à cette époque, les ne sont pas étanches, 007 n’hésite cependant pas à plonger avec… Les LCD seront étanches à 100m un an après la sortie du film, soit en 1980. La marque japonaise avait en effet constaté que les fans de James Bond n’ont pu s’empêcher de l’immiter en immergeant leur montre… Grave erreur que de croire au réalisme de tous les gadgets du MI-6…

«Rien que pour vos yeux»: une qui reçoit des sms?

Bond dispose cette fois d’une à double affichage – analogique aiguilles et cristaux liquides en haut du cadran (en somme une Meccanico DG avant l’heure!) – pour recevoir des messages de son QG. Le retour à la montre à aiguilles est entamé, mais équipée d’un dispositif LCD complémentaire. Bond arbore aussi dans ce film une autre bicolore de plongée à aiguilles, que l’on distingue pendant une expédition en sous-marin de poche avec Carole Bouquet.

Après le télégraphe, la télévision et le GPS dans «Octopussy»!

Dans Octopussy, pas moins de deux LCD sont à l’honneur. La première dispose d’un récepteur relié à un émetteur placé dans un objet recherché – tel l’oeuf de Fabergé – pour le localiser. La seconde n’est autre qu’une montre-télévision à écran cristaux liquides. Cette dernière lui permet de localiser visuellement une personne éloignée à condition qu’elle soit suivie par une caméra vidéo. Contrairement à ce que je vous expliquait dans le paragraphe, précédant, cette dernière fonction a bien vu le jour dans le monde réel, puisque le modèle original de 1982 était bien doté d’un écran de télévision NTSC. De fait, les des années 1980 n’avaient rien à envier aux téléphones portables d’aujourd’hui (avis à Tag Heuer, qui fera concourir son téléphone au concours d’horlogerie de Genève à la fin de l’année…).

Montre ou pas montre?

La deuxième moitié des années 80 donne un rôle moins important à la montre de James Bond. Et pour cause, cette période marque le renouveau de l’horlogerie suisse avec la Swatch à 250 francs français et aussi la concurrence de par . Dans “Dangereusement votre” Roger Moore ne porte même pas de montre. Dans “Tuer n’est pas jouer” Timothy Dalton, le successeur de Roger Moore ne porte pas lui non de montre… Serait-ce la fin d’une époque?

Dans la troisième et dernière partie de notre saga des montres de James Bond, nous parlerons du retour de l’horlogerie suisse au poignet de l’agent 007 avec le coup de poker de Jean-Claude Biver et d’Omega.

(Sources: article de Frédéric Lievain sur Le Figaro, Forum à Montres, Swissinfo.ch, James Bond 007.net)

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