Par Stéphan Huyvenaar dans les catégories Aviation |Bâle & Genève 2008
Le “Projet Alaska”, mené par Pierre Chopard, de 1971 à 1973, avait pour objectif de tester et d’améliorer la résistance de la Speedmaster en vue de l’exploration de la face cachée de la Lune. Après deux ans de recherche, l’équipe d’ingénieurs a trouvé un système ingénieux: un sur-boîtier permettant à des températures extrêmes (de -148° à +260°). Ce système fut breveté le 31 mai 1973, mais la NASA le jugea inutile et préféra conserver la configuration originale de la Speedmaster.

Trente-cinq années plus tard, Omega redonne vie à la Speedmaster Moonwatch “Alaska Project”, qui était restée depuis sa création à l’état de prototype. Mais à la différence du modèle original, animé par le calibre 321 à remontage manuel, Omega a préféré doter ce chronographe du calibre 1861 qui équipe toutes les Speedmasters actuelles. Ce mouvement permet une réserve de marche de 45 heures. Le boîtier de 42 mm est en acier inoxydable aux surfaces polies et brossées, et la lunette est équipée d’une bague noire en aluminium à échelle tachymétrique, comme toutes les Speedmasters Moonwatches

Néanmoins, contrairement aux speedmasters classiques, le cadran de la Alaska Project est de couleur blanche et non pas noire. Cette modification permet une amélioration effective du coefficient de reflection thermique. Autres modifications apparentes, les compteurs des heures et minutes chronographiques sont dotées des aiguilles Apollo, caractérisées par leurs contrepoids triangulaires.
Ce qui rend la Alaska Project si particulière et spectaculaire est sans nul doute le boîtier extérieur en aluminium anodisé à l’étonnante couleur rouge. Cette couleur inhabituelle résultant de l’oxydation anodique (éloxage) n’a pas été choisie pour des raisons esthétiques, mais parce qu’aucune autre couleur n’offre un tel niveau de protection aux chocs thermiques. Ce boîtier de sûreté contenant la montre la protège des températures extrêmes tout en permettant l’utilisation des fonctions du chronographe grâce à un ingénieux système de poussoirs en forme de champignon.

Ce remarquable garde-temps est livré avec des bracelets en Velcro noir et blanc munis de boucles en aluminium éloxé aux surfaces brossées ainsi qu’un bracelet en acier inoxydable. La Speedmaster Moonwatch « Alaska Project », présentée dans un coffret spécial renfermant également le boîtier extérieur en aluminium anodisé et une série d’instruments, est l’expression sans faille du légendaire esprit pionnier d’Omega.

(Source: Omega)
Tags:Omega
5 commentaires
Martin Péneau
July 1st, 2009 at 11:57
1De passage a Londres, j`ai vu chez David M Robinon a Cannary Wharf ce modele: impressionnant!
Jonathan
July 1st, 2009 at 19:15
2Elle semble effectivement impressionnante et originale
FAMELART
January 26th, 2010 at 12:48
3Oui ces adjectifs sont bien ceux qui lui conviennent et en plus c est un scoop, tout pour plaire quoi, vous connaisez son prix public?
Michel
FAMELART
January 26th, 2010 at 12:55
4En fait en relisant j ai vu, plus de 10 000 euros… bon c est de la haute technologie, tout à un prix…
Martin Péneau
January 26th, 2010 at 15:30
5Ah non, ce n’est sûrement pas 10 000€. je l’ai essayé dans une horlogerie à Londres, et le prix ne m’a pas semblé excessif, peut être moins de 5000 livres. Enfin, je peux me tromper…
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