Le passé des montres érotiques avec automates est mouvementé. La conception de ce type de montres très particulier dépend en effet des progrès techniques et du niveau de tolérance des autorités morales, religieuses et politiques. Les premières montres érotiques avec automates apparurent vers la fin du XVIIème siècle. Comme leur allure est immédiatement reconnaissable, les horlogers rivalisèrent d’ingéniosité et de fantaisie pour tenter les acquéreurs potentiels de ces gardes-temps libertins. Les autorités religieuses ayant pris connaissance de cette mode, elles formèrent une alliance dans les cantons suisses de Genève et Neuchâtel pour combattre le “libertinage horloger”. Ainsi, la production de montres érotiques fut bannie et les modèles existants sont saisis. Le destin des montres confisquées est à la fois prévisible et sinistre : elles fûrent purement et simplement détruites. Ces objets, qui pour des raisons de coûts étaient des pièces très rares, le devinrent naturellement encore davantage.

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L’ingéniosité des horlogers sera salvatrice pour quelques unes de ces raretés, car au lieu de placer les automates de manière ostensible sur le fond de la boîte, ils créent un couvercle séparé qui met les automates à l’abri des regards inquisiteurs. Lorsque la charnière est fermée, rien ne distingue la montre érotique d’un banal garde-temps.

Malgré les habiles moyens déployés pour échapper à la censure et à la saisie des objets mis en cause, la création des montres érotiques interdites est très compromise. Plus encore, cette complication ne passera pas des montres de poches aux montres bracelets, lors de la transformation de l’industrie horlogère au début du XXème siècle.

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En 1993, Blancpain redonne une seconde vie à cette complication si célèbre, bien que clandestine, en présentant le calibre 332, évolution du calibre 33. Marquant d’une pierre blanche l’univers des montres bracelet, crée la première répétition minutes érotique du monde. Véritables prouesses horlogères, les figures érotiques sont couplées au délicat mécanisme du désormais célèbre mouvement de la répétition minutes .

Intégrer des automates dans une répétition minutes est une opération très délicate, car les personnages animés consomment beaucoup de l’énergie du mouvement. Le mouvement des automates doit ainsi être conçu de manière à ne pas entraver le fonctionnement du mécanisme délicat de la répétition minutes. Réalisée à l’échelle d’une montre bracelet, cette contrainte considérable dans une montre de poche ou une horloge, le devient doublement. Pour ajouter à ce défi, les automates des montres érotiques Blancpain sont logés sur le plus petit mouvement à répétition minutes du monde.

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En créant la première montre bracelet érotique au monde, Blancpain décide de rendre ces pièces totalement uniques. L’arrière de chaque montre est doté de figurines ciselées à la main. Pour certifier l’unicité des scènes, toute montre dotée du calibre 332 est gravée de la mention « Pièce Unique ».

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Au-delà de leur individualité, chacune des scènes est avant tout une véritable création artistique. En effet, tous les automates sont gravés et ciselés à la main dans de l’or par le maître graveur. Il résulte de ces subtiles et délicates opérations un chef d’oeuvre miniature de premier ordre.

A partir de 120 000€

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